En plus des vaccinations classiquement pratiquée contre la maladie de Carrée, l'hépatite contagieuse de Rubarth, la parvovirose, la leptospirose et la rage, plusieurs autres vaccins sont disponibles pour les chiens, mais sont moins systématiquement réalisés. Leur utilisation prend en effet en compte le contexte : exposition du chien à l'affection, bénéfice/risque de la vaccination selon l'efficacité et la sécurité d'utilisation. Ces vaccins sont donc dits optionnels.
La toux du chenil
cette maladie très contagieuse provoquée par plusieurs virus survient essentiellement chez les jeunes chiens et/ou dans des collectivités.
La vaccination est donc conseillée chez les chiots et pour les chiens qui vivent en collectivité de manière permanente ou temporaire (meutes, chien placé dans une pension).
La piroplasmose ou babésiose
Cet agent infectieux parasitaire (protozoaire) transmis par des tiques provoque une anémie hémolytique grave, compliquée d'une hépatite (insuffisance hépatique aiguë) et d'une néphrite (insuffisance rénale aiguë).
Un vaccin est disponible, mais la protection qu'il offre varie d'un chien à un autre ; cette vaccination est donc généralement réservée à des chiens particulièrement exposés (par exemple des chiens de chasse vivant dans des régions où la maladie est courante) et vient alors en complément de la lutte contre les tiques, qui est la mesure fondamentale de prévention de la piroplasmose.
La leishmaniose
La leishmaniose est également une maladie du chien due à un protozoaire (parasite unicellulaire), Leishmania infantum. Elle est transmise par la piqûre de petits moustiques, les phlébotomes, qui en France est présent dans des foyers du pourtour méditerranéen. La leishmaniose est une zoonose, c'est à dire qu'elle peut être transmise de l'animal à l'homme.
Les signes cliniques sont variés, mais sont principalement dominé par des signes cutanés (dermatite, ulcérations cutanées et des muqueuses, un allongement des griffes, des lésions oculaires (uvéite, kérato-conjonctivite), une hypertrophie des ganglions lymphatiques et un amaigrissement progressif. En l'absence de traitement, cette maladie chronique évolue vers la cachexie (amaigrissement extrême) et la mort.
Un traitement spécifique est possible, mais il n'est pas toujours bien supporté et ne permet pas d'éliminer totalement le parasite ; les rechutes sont donc possibles et le pronostic est toujours réservé.
Depuis 2011, un vaccin est disponible sur le marché : il permet une immunisation active des chiens indemnes de leishmaniose et réduit le risque de développer une infection active et une maladie clinique après contact avec le parasite. Les animaux vaccinés ne sont toutefois pas protégés à 100 %, mais l’efficacité du vaccin a été démontrée chez des chiens subissant des expositions naturelles multiples dans des zones où le parasite est très présent. Dans ce contexte, il a été montré que le risque d'infection active et d'apparition de la maladie est divisé par 4 environ.
Ce vaccin est destiné aux chiens vivant dans des zones d'infestation par Leishmania infantum, et ne dispense pas des autres mesures visant à limiter le risque d'infection, en particulier celles qui permettent de prévenir les piqûres de phlébotome.